8 Projets pour Marseille

Maître d’ouvrage : Mairies des 1er et 7ème arr.  de Marseille
Statut : Mandataire

Mission : faisabilité
Date : Juin 2013

#1 LA PLAINE

Ce projet a été proposé avant la réflexion actuelle, et le réaménagement phare de la Place de la République à Paris.

La place de la Plaine était un grand rond-point rectangulaire, dont les immeubles étaient coupés de l’espace public par une voirie aussi bruyante que polluante et dangereuse.

La qualité spatiale d’un espace public se définit par la matérialité et la qualité d’usage de son sol, mais aussi par les façades qui l’encadrent.

La place, tel le Forum romain, se développe en continuité d’espaces publics intérieurs, en même temps qu’elle offre le recul nécessaire à l’appréciation de ses élévations.
En éloignant au maximum ces contre-allées des façades d’immeubles, pour reconstituer un axe traversant entre la rue St-Michel et la rue St-Savournin, le projet propose l’usage pacifié d’un espace public retrouvé en pied d’immeubles, pour les habitants comme pour le public de ses joyeux cafés.

#2 LES CATALANS

Dans les années 2000, un groupe de promotion immobilière privé se portait acquéreur de l’usine des Sucres Giraudon aux Catalans, avec l’intention d’y réaliser un projet.

L’emplacement est emblématique, palimpseste urbain où sous le glorieux patrimoine industriel se cachent les vestiges du lazaret de 1558 qui abrita les fameux migrants catalans qui donnèrent leur nom au quartier. De l’autre côté de la plage, la tour Saint-Paul trône, les pieds dans l’eau.

Mandatés pour préfigurer une possible programmation sur ce site, l’agence propose un programme mixte :

Une piscine municipale, en contrepoint du Cercle des Nageurs mitoyen, afin de créer une véritable polarité dédiée aux sports aquatiques à Marseille. Le bassin de 50 m est suspendu en terrasse, et devient extérieur par escamotage de sa façade vitrée, à l’instar des regrettées piscines tournesol.

Côté plage, deux niveaux de chambres d’hôtel surplombent les voutes historiques du Lazaret conservées et profitent du panorama extraordinaire sur le large.
Sous le bassin se loge un ERP polyvalent de grandes dimensions, en vitrine sur la rue des Catalans.

Le projet propose d’adjoindre à la stratification historique une strate contemporaine, qui reflète par son programme la diversité des publics et des pratiques balnéaires marseillaises.

La résistance des riverains aura raison à l’usure de ce projet ambitieux, au profit d’une opération dont la hauteur ne dépasse pas le R+1 sur rue.

Le terrain sera finalement revendu à un autre privé, et fait aujourd’hui l’objet d’un projet de résidence de luxe, Sea One.

#3 CORDERIE/PUGET

En 2013, l’agence réfléchissait à la continuité écologique des espaces publics marseillais, souvent déshérités, mais à fort potentiel.

Le site des ruines de la Corderie n’était alors qu’un terrain en friche sous promesse de vente :

les vestiges grecs n'avaient pas encore été découverts.

 

Stratégiquement placé, le site articulait plusieurs polarités remarquables au sens paysager, historique

et culturel, notamment l’Abbaye Saint-Victor et le jardin de la Colline Puget, l'un des plus anciens

de la ville. À la même époque, Michel Desvigne gagnait le projet de requalification du littoral marseillais, et proposait une liaison paysagère entre l'Abbaye St-Victor et le Vieux-Port, en couverture de l'échangeur du bassin de Carénage.

 

L’agence proposait donc d'étirer ce geste jusqu'au jardin Puget, pour générer un parcours piéton pacifié depuis le quai du Port jusqu'à Notre-Dame de la Garde. Le promeneur pouvait ensuite redescendre

par un cours Pierre Puget remanié jusqu'au cours d'Estienne d'Orves.

 

Au point d’articulation, la friche de la Corderie prolongeait le Parc de la Colonne jusqu'à la rue d'Endoume à travers un théâtre grec (prémonitoire...). Entre le boulevard et le restaurant du parc

(le délicieux Sépia aujourd'hui), un projet mitoyen de l'immeuble municipal existant proposait

un escalator urbain, et un équipement public (pourquoi pas une bibliothèque ?) aux habitants

et aux écoles attenantes.

 

Au niveau du cours Pierre Puget, la voirie et les TCSP (transport en commun en site propre) étaient concentrées côté sud afin de dégager une vaste esplanade piétonne au soleil et à l'ombre rafraîchissante des micocouliers. Le visiteur empruntait alors la rue Pollak piétonisée (le long du Palais de Justice) avant de rejoindre le Vieux-Port.

 

Ce projet proposait de créer une boucle écologique de parcs en places, entre le  Vieux-Port et La Bonne Mère.

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